Ces derniers mois beaucoup de personnes hésitent à quitter les réseaux sociaux, pour fuir les trolls, pour gagner du temps ou pour arrêter d'en perdre. Faux mouvement ou vraie réflexion, nos rapports aux réseaux sociaux évoluent.

Facebook devient peu à peu un réseau de vieux, les jeunes préfèrent Snapchat. Peut-être connaissez vous des gens qui ont osé cliquer sur "supprimer". Mais Mark Zukerberg compte toujours plus de deux milliards d'inscrits, on est loin du mouvement de foule.

Sans doute parce que ça n'a pas de sens de partir tout seul si tout les autres restent. Parce qu'on risque d'être oublié(e), dans bien des situations. Parce que de très nombreux professionnels ont besoin des réseaux sociaux pour le boulot. Et surtout parce que le sevrage de like est difficile. Les réseaux sociaux activent les circuits de la récompense dans notre cerveau, c'est une histoire de dopamine qui nous rend accro.

Alors il reste une solution intermédiaire : devenir un utilisateur passif, un observateur. Pas de photo, pas de publication, mais je garde un compte. Autrement dit, le côté voyeuriste prend le dessus sur le côté exhibitionniste.

On en débat avec :

  • Nadia Daam, journaliste victime de cyber-harcèlement
  • Stéphanie Laporte, directrice de l'agence OTTA, spécialiste en publicité ciblée sur les réseaux sociaux
  • Arthur Messaud, juriste pour la Quadrature du Net
  • Jérôme Colombain, journaliste à France Info, auteur du livre Faut-il quitter les réseaux sociaux ?

https://www.franceinter.fr/emissions/le-debat-de-midi/le-debat-de-midi-05-juillet-2018