Pour limiter le réchauffement climatique « bien en deçà de 2 °C par rapport à l’époque préindustrielle et si possible à 1,5 °C », comme visé dans l’accord de Paris sur le climat, il faudrait que les émissions mondiales de gaz à effet de serre reculent fortement chaque année. Ce que les politiques n’ont jamais réussi à réaliser, la récession liée au Covid l’a fait.

Elle a entraîné une baisse des émissions mondiales de CO2 liées à l’énergie estimée à 7 % pour 2020. Environ ce qu’il faudrait atteindre chaque année pour tenir un objectif de 1,5 °C de réchauffement. Puisque nous ne parvenons pas à réduire nos émissions en actionnant le levier des progrès technologiques, la réponse ne se trouve-t-elle pas définitivement du côté de la décroissance du PIB ? Cette idée revient aujourd’hui dans le débat. Mais de quoi la décroissance est-elle le nom ? Éclairage avec Xavier Timbeau, économiste, directeur principal à l’OFCE. (…)

Xavier Timbeau : « Le récit de la décroissance ne dit pas qui se prive et qui disparaît »
Critique sur le grand récit de l’effondrement, l’économiste Xavier Timbeau plaide pour introduire de la sobriété dans nos sociétés complexes.

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